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Le procès des Templiers, leur péché et leur innocence.

Summary rating: 2 stars 1 Notes
Auteur(s) : Filali Jaafar.
Review by : MJF
Visites : 90  mots: 600   Publié le : novembre 15, 2007
Les Templiers avouèrent leur crime d’une manière exhaustive et circonstanciée.  Ces aveux n’ont été dits que sous l’usage de la torture.  Ainsi, ils avouèrent que pour être admis dans l’ordre, tout Templier devait prêter un rituel secret où on lui imposait de renier Le Christ par trois fois en crachant sur un crucifix.  Ils avouèrent aussi que les nouveaux Templiers recevaient de l’officiant un baiser au bas de l’épine dorsale et c’est là un signe d’entrée en secte satanique.  De plus, tout nouveau Templier devait accepter de pratiquer la sodomie avec les autres frères ainsi que vénérer une idole.  Enfin, les Templiers avaient aussi une autre manière d’atteindre au corps du Christ, celle de célébrer la messe sans hostie.  Cependant, les historiens de nos jours n’arrivent pas à tirer le vrai du faux des dépositions faîtes par les Templiers.  L’affaire était totalement dénuée de fondement et tout laisse croire que les Templiers étaient innocents.  Les motivations que détenait Philippe le Bel n’étaient pas partagées par tous les souverains de la Chrétienté.  Le seul qui adopta une attitude défavorable vis-à-vis des Templiers est Jacques 2, roi d’Aragon, dans le but de prendre contrôle des biens et forteresses des Templiers qui existaient dans son pays.  En Novembre 1309, Nogaret et Plaisains (des conseillers du Roi) n’hésitèrent pas à menacer les Templiers afin qu’ils plaident leur cause.  De plus, le refus des pères du concile de Vienne de considérer les Templiers coupables au vu des résultats de la procédure plaide aussi pour leur innocence.
La raison d’un tel acharnement contre le Temple remonte à 1301 où un conflit sous forme de trois procès prit forme contre le Siège apostolique : le premier contre l’évêque Pamiers Bernard Saisset, l’accusant d’hérésie, le second contre le pape Boniface 8, accusé à son tour d’hérésie, puis l’enlèvement d’Anagni (enlèvement du pape).  La prétendue hérésie de Bernard Saisset était l’occasion pour Nogaret—garde des sceaux—de substituer le roi capétien au pape dans cette fonction  christique.  Il endossait à Philippe le Bel le rôle de sauveur de l’église en lui faisant prendre l’initiative d’un appel au concile universel pour juger Boniface 8.  Nogaret n’hésite pas de qualifier le roi d’ange du ciel chargé de châtier la déviance dans la foi.  Enfin, la découverte par Philippe le Bel d’une hérésie des Templiers était l’occasion pour le roi capétien de s’imposer devant le pape.  En 1308, Plaisians n’hésita pas à affirmer que le Roi de France est vicaire du Christ et qu’il est tenu de lui rendre compte de la défense de l’Eglise.  Cette affaire n’était que de la propagande car Philippe le Bel voulait à travers l’arrestation des Templiers raffermir sa notoriété.  Le jour de l’arrestation coïncidait avec le jour de l’exaltation de la Sainte Croix.  En arrêtant les Templiers, le roi solidifiait l’image qu’on se faisait de lui car c’était tout comme si il retranchait de son royaume un membre putride : les hérétiques.
 

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