Urbain est un bon travailleur, il remplit bien ses contrats (un peu comme Amélie Nothomb qui nous offre régulièrement un livre chaque année).
Les contrats ne sont, bien sûr, pas les mêmes.
Amélie donne vie à des personnages, Urbain les tue… Il est
tueur à gages.
Efficace puisqu’il ne se pose pas de questions et qu’il ne s’en porte pas plus mal.
Il tue proprement, sans bien connaître ses commanditaires.
Un jour, c’est l’Hirondelle qui fera le roman. Une jeune
fille,
jolie, tuée avec ses parents et dont Urbain trouve le
journal intime.
C’est le grain de sable qui va brouiller les choses et embrouiller sa tête.
Rusée et subtile, Amélie Nothomb glisse, dans ce faux
polar, des vérités vraies sur le pouvoir de la beauté, la force du
destin, les mystères de l’amour.
Son Hirondelle chante la liberté.
contrat bien rempli, mission réussie, Amélie nous touche en plein cœur, d’une flèche invisible… Les plus dangereuses.
Journal d’Hirondelle, un roman d’Amélie Nothomb, 137 pages, Ed. Albin Michel.
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