Janvier 2015, tout allait
mal sur Terre. L''Iran allait répondre par l''atome aux nations
unis, ce
pays refusait l''embargo et les compromis. Le défilé
des ministres des affaires étrangères avait cessé,
nous n''étions plus dans l''air des négociations, la
guerre se profilait. Quelques minutes avant d''appuyer sur le bouton
rouge, une ombre gigantesque survolait
Téhéran et le
quartier d''abbas abâd, en une fraction de seconde, n''avait plus
de
soleil. L''alerte donnée, il ne cessait plus de décoller
des avions de la base militaire. Le
canard galactique lâcha un
pet, de paix, un vent d''émotion se levait. Quelques mètres
plus bas, dans les rues de la ville, tous les habitants étaient
lumineux. De l''allégresse traversait les hommes, les femmes,
et ils se sautaient dessus, sans peur de l''autre. Le jeu était
de s''embrasser comme des frères et des sœurs...
Les
chasseurs iraniens n''avaient rien vu et la population en liesse ainsi
que le quartier général de bagh shah avaient oublié
leur orgueil. La foule criait son besoin d''amour, oubliant les
pénuries de matière première, la faim. Le
président fut alerté. Que ce passait-il ?
Le
peuple se révoltait, ils ne voulaient plus croire le tyran au
pouvoir et cassaient tout ce qui ressemblait à une
arme. Des
enfants défilaient à moitié nus, chantant et
souriant. Jamais, ce régime démocratique, marié
à la religion, n''avait eu à ce battre contre
l''invisible. Personne ne comprenait vraiment ce qui se passait mais
le message était aussi claire que de l''eau de source. Non, à
la violence !
La
nouvelle circulait dans le
monde entier, le peuple d''Iran avait
renversé son gouvernement. L''anarchie était en place.
Les devises circulaient toujours, ce n''était pas le problème
de fond. Le problème était ce message que l''on connaît
: collectionne les billets et tu auras le monde à tes pieds.
Pourtant ce n''est que du papier, sans sang. Les arbres secouaient
leurs feuilles de joie, et les voitures cessèrent de hurler.
Le mouvement de pacification était enclenché, un pays
entier ne voulait plus se battre pour de mauvaises idées. Des
murs de son furent installés, et les habitants de Téhéran
organisèrent une rave partie où tous étaient
invités à danser. Paris en perdait son latin, une
éclipse partielle qu''aucun astronome n''avait annoncé.
Le lendemain, tous les journaux relayaient l''information. Téhéran
était au centre de toute les discussions, comment un peuple
fier, organisé, si fidèle à l''islam pouvait en
un clin d''œil devenir décadent. René, jeune
journaliste du Monde était
envoyé spécial au moyen-orient. Depuis Xusefâbâd,
quartier résidentiel où il habitait, il parlait
d''obscurité soudaine, le soleil s''était voilé,
et ce n''était pas tout... une sorte de gaz euphorisant avait
rendu les gens heureux. Oui, heureux !
Washington
démentait toute attaque. Le président fit un discours,
l''Amérique n''avait pas inventé une nouvelle arme
chimique, par conséquent ils n''étaient en rien
responsable de la révolution iranienne. Cependant, leur
troupes basés en Irak se déployaient le long des
frontières, car un pays sans chef dérive vers la
violence, les massacres, et l''état anarchique de l''Iran
faisait encore plus peur aux états-unis que le gouvernement
renversé. Avant, ce douze janvier, les américains
savaient contre qui ils se battaient, là, la situation les
laissaient dans un épais brouillard. 1968, la France sous les
barricades, étudiants contre la police, il y avait deux camps,
des idéologies s''opposaient, mais ce coup de tonnerre en Iran
personne n''y croyait. De plus, la fatalité de la guerre était
annoncée par tous les spécialiste géo-politique,
or rien ne prévoyait ce retournement de situation, car
personne ne connaissait le canard galactique.
Cette
explosion de joie en Iran avait frappé toute la jeunecier de l''argent et des moyens pour le gagner. Aussi, des agences
de voyage commencèrent à vendre des pèlerinages
vers téhéran, et l''économie local commença
à fleurir. Après les voyages dépaysant vers
l''Inde, et ses paradis artificiels, les jeunes du vieux monde
allaient chercher ailleurs de quoi s''éclater et le peuple
d''Iran était devenu le peuple le plus festif de toute la
planète. Des spécialistes cherchaient la clef du
mystère, mais personne n''allait vraiment vers la bonne piste :
la piste aux étoiles. Pour beaucoup, le phénomène
s''était passé si proche de la Mecque que la ferveur
religieuse augmentait. Ainsi en Février 2015, le bas de
l''Afrique, animistes allaient se battre contre le Nord, Sunnites. Une
guerre tribal s''amorçait, le Soudan contre la Somalie, et
dieu comme bouclier idéologique. Les machettes se lustraient
et le marché noir d''arme Russe était en expansion, le
reste du monde attendait que le conflit éclate. Les lions
couraient dans les plaines et les zèbres montraient leurs
parures de majestés, noires et blanches. Radio Londres parfois
en parlait mais les richesses de ses deux pays étaient déjà
exploitées, alors qu''ils se battent...
Le
canard galactique, lui, n''était pas de cette avis. Il
survolait la région, et ce fut un concert improvisé,
dix milles pets, pas un de moins. Alors, là-dessous, on oublia
les massacres, les ancêtres, et le divin. La marée
humaine devînt gentille, les armes furent jetées et tout
le monde s''embrassaient comme le soleil embrase le ciel. Pas besoin
de médiateur, le volatile avait ce pouvoir de rendre l''humain
bon à la racine. Et, les marchands d''arme se donnaient
l''alarme, deux conflits majeurs de réglé. Un sale temps
pour leurs affaires !
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