Tahiti …
conjuguée au présent du réel.
Papara,
çà vient de para para qui en tahitien veut dire
toujours humide. Il
pleut, il
pleut, il pleut. L’année dernière, il y eu encore plus de
pluie. Il pleut
encore plus qu’à Papeari. Remarque, pour moi, ma pluie ou le beau temps, c’est
pareil. La pluie, c’est bon pour la
terre. Je préfère quand il
fait frais. Quand il fait chaud, c’est
lourd.*Mais à Papara quand c’est la sécheresse, tout est brûlé. Ce qu’il y a de
bien ici, c’est qu’il y a toujours de l’eau au robinet.
Je
préfère habiter vers la
montagne qu’au bord de la
mer. La mer abîme tout ;
tout rouille, les télés, les frigos… et puis, côté montagne, tu peux planter,
tout pousse bien.
Mais à
cause du temps, les enfants ont toujours la grippe. Ils sont toujours mouillés.
Ils jouent dehors sous la pluie, attendent le truck de l’école…
Le
Tahiti silencieux s’exprime dans ce livre loin des mythes.
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