Une plage et un regard sur les gens, celui d’une clocharde. Il doit être midi, c'est l'été. Elle a chaud, elle a soif, c'est la canicule. Autour d'elle un espace, celui de la crasse, de la solitude, celui de son chien qu'elle a abandonné. Cet espace laissé par la distance qu'elle prenait par rapport aux choses, aux sentiments et qui aujourd'hui s'impose à elle. Elle s'endort, se réveille assèchée, torturée de douleur et de mal être. Elle se déplace jusque dans une église, puis dans la crypte. Elle quitte ses chaussures qui
font mal mais qui la « tiennent debout ». Elle se souvient alors de sa
grand mère qui l'aimait, du temps ou enfant elle attendait son retour. Maintenant son
corps désséché de chaleur, ses pieds endoloris, elle les
donne. Elle donne à sa grand-mère sa soufrance. Elle lui confie aussi ses disgrâces, elle se repose enfin sur l’espoir ?
En regard de ce
récit et comme intégré à l’histoire le célèbre
conte de Hans Christian Andersen.
Commentaire : Un récit, qui prend corps dans les correspondances qui se font echos avec le conte. Une écriture poétique et de très beau tableaux, parfois incisif. A lire comme une parabole…peut-être…
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