Comme sont titre ne l’indique pas, il va s’agir de filiation, de liens générationnels, de
patrimoine, de transmission. D’éblouissants chassés-croisés autour d’un
manuscrit intitulé « L’Histoire de L’
Amour » traduit de l’espagnol par la père d’Alma. Nous sommes à New York. Un vieil homme, Leo Gursky
quelques blocks plus loin, qui ne sort de chez lui que pour poser nu devant des élèves des Beaux-Arts se remet à
écrire : Pologne d’avant-guerre, jeunesse, famille et amour perdus à jamais, etc. Nous sommes aussi au Chili il y a quelques décennies où Zvi Litvinoff avait commencé à écrire. Entre eux tous, ce manuscrit dont il faut écrire la fin. Pouvoir magique et onirique de la littérature, construction savante, Nicole Krauss explore avec virtuosité, en malaxant généreusement les genres littéraires, toutes les nuances de la perte et de la reconstruction. Ce livre, prix du meilleur roman étranger, est un puzzle doux-amer un peu touffu et qui s’ouvre, peu à peu dans une belle luminosité.
Plus de critiques à propos de L’histoire de l’amour