Un jour votre
vie prend un tournent, la mienne c’étais durant un après midi de septembre sur ma terrasse. Un flash lumineux et puis le
noir.
Mon esprit pourrait se souvenir de la couleur des pommes de pin, ou de celle du ciel, et bien non, mon esprit se souviens de ce jours la uniquement.
Le temps c’
est figer durant
quelques secondes. Alors que j’étais seul, une sorte de scène du passé c’est rejouée devant mes yeux incrédule.
La même terrasse, la même piscine, une femme en robe de soirée trempe ses pieds dans l’
eau, son bras gauche pend le long de son flanc.
Pas de couleur, juste du noir et blanc comme sur une veille carte postale.
À quelques pas d’elle il y a un chien. Un jeune berger allemand.
Il a la gueule grande ouverte, mais aucun son n’en sort. Il a l’
aire inquiet, elle a l’aire triste.
Le noir m’envahi, je cri, je me lève et court dans tous les sens, j’ai l’impression de mourir, plus de repère, la fin du monde version néant. Je deviens hystérique me demandant si mon corps est réel, si je vie
encore.
Maintenant je sais que non, je suis ailleurs, ou plutôt au dessus de ce concept de vie et de mort. J’entend les voix de ceux que j’aime à chaque instant, je me nourrie de leurs émotions et la lumière reviens peu a peu.
Je suis le pigeon qui laisse un cadeau sur votre par brise.
Je suis le papillons qui meurt sous votre lit.
Je suis l’arbre du parc qui vous abrite de la pluie.
Je suis l’eau que vous buvait.
Je suis le jour ou vous mourrait.
Tout ça et bien plus encore, mon existence je vous la doit.
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