La porte grince, c'
est logique. Je me sens délivré. Je distingue encore quelques mots étouffés qui vont se perdre.Je puise en moi le peu qui me reste de forces, saisis le chocolat, arrache impatiemment le papier d'aluminium, et je croque dedans. J'en ressens un vif plaisir, une brève délectation bientôt suivie d'un haut-le-coeur épouvantable : c'est terrible quand rien ne sort.
Je sombre à nouveau; étrangement ces naufrages qui m'entraînent vers d'autres réalités m'apaisent. " Ma femme sait mieux que quiconque comment me rassurer - d'où le chocolat noir. Mais elle
aussi, va et vient, change de look, joue de son âge; à moins que ce ne soit ma mémoire qui ne la situe plus, dans cet ordonnancement extravagant.
Si seulement mon
clone consentait à m'assister ! Mais lui, aussi, est passé à la trappe. Et à l'heure
qu'il est ne croûpit-il pas dans une de ces oubliettes désormais introuvables.
ET voilà que ma femme me prend pour un taré depuis que je me suis engaga à nourrir le chat de Solange.
***
Hospitalisé-suite à des rebondissements du roman- ce personnage à moitié ensuqué par de fortes doses de neuroleptiques, ne compte pas trop sur ce " Clone ", funambule comme lui, auquel il raconte ses déboires dans cette fiction. Contre toute attente , vous retrouverez l'amitié qui se transforme en passion amoureuse.
Nous pourrons découvrir ensemble d'autres extraits; à moins qu'il vous mette l'eau à la bouche et que vous me réclamiez l'histoire intégrale. Pierre Wattebled
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