L'éternité de Houellebecq lui donnera-t-elle un Goncourt ? Michel Houellebecq
est au cœur de la rentrée littéraire et de l'automne des prix 2005. Son dernier roman, «La Possibilité d'une île», tiré à 200.000 exemplaires en première édition, est sorti en librairie le 31 août dernier. Il promet déjà d'être un succès et les droits ont été vendus en quinze langues. Le nouveau Houellebecq est un roman d'anticipation et de science-fiction. Le scénario s'articule autour d'une secte promettant l'immortalité. Les adeptes peuvent donner un échantillon d'ADN avant leur
suicide volontaire, de même qu'un récit de leur vie, et ensuite être cloné plus
tard, en
néohumains. Ces néohumains naissent à «18 ans» et, passés la cinquantaine, ils se suicideront à leur tour pour être de nouveau clonés.
Clonage, suicide, clonage, suicide, clonage, jusqu'à l'arrivée des Elohims, des extraterrestres qui leur assureront l'éternité. Le protagoniste principal s'appelle Daniel, et son histoire est raconté par... Daniel, le vingt-cinquième clone de la lignée, quelque 2000 ans plus tard et alors que la planète a depuis longtemps été ravagée par l'enfer nucléaire.
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