Résumé en 340 mots de “A la recherché du
temps perdu” de Marcel Proust
C’
est l’histoire de la
vie d’un être très sensible, asthmatique et
insomniaque, à la Belle Epoque, vers 1900; il grandit au sein d’une
famille française de la bourgeoisie aisée et cultivée, entouré de
l’affection protectrice de sa
mère et de sa
grand-mère. Fasciné
par une société aristocratique
qu’il idéalise et qu’il croit
inaccessible, il découvre avec le temps, tout en fréquentant des gens
de sa classe qu’il imaginait seule à sa portée, que cette noblesse,
héritière d’un grand nom, qui remonte par le sang aux héros dépeints
sur les vitraux de l’église de son village, n’est constituée que de
personnages semblables aux bourgeois qu’ils dédaignent, affublés qu’ils
sont des mêmes vices, vertus et snobismes. Cette découverte
douloureuse et progressive à laquelle l’auteur a mêlé toute sa vie
d’oisif doué et brillant, trouve sa justification finale par la
révélation que cette accumulation d’expériences, de déceptions, de
chagrins, de joies et de plaisirs, est le matériau dont son œuvre
littéraire sera faite. En retour, cette transfiguration par l’Art, la
création, le libère du temps qui ronge et détruit tout. L’argile de cette quête vers la vocation artistique est faitede souvenirs d’enfance (Combray), d’ascensions et de chutes sociales (Du côté de Swann menant au côté de Guermantes), de particularités historiques (affaire Dreyfus, la guerre de 14-18), d’émotions artistiques (le compositeur Vinteuil et sa sonate, l’écrivain Bergotte, le peintre Elstir, l’actrice Berma), de drames et comédies de l’amour (Swann, Albertine, Charlus), des richesses du langage (Françoise, la duchesse de Guermantes), d’amitiés changeantes (St Loup), d’apparences détrompées (homosexualité découverte, innocence perdue), de cruautés et cocasseries de la vie mondaine (salon Verdurin, faubourg St Germain), de la peine causée par la perte de ceux qu’on aime (Albertine, la grand’mère), et
de réflexions, fruits d’une vaste culture, un esprit d’observation et
d’analyse, une sensibilité exacerbée et un très fin sens de l’humour,et enfin des ravages du temps, aboli par les effets de la mémoire, qui restitue aux hommes leur grandeur
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