Pour Olivier BesancenotLors du score effarant de Lepen,dans la petite ville où je réside, Anduze, j’avais mis la radio dansmon jardin… Nous écoutions les résultats, de plus en plus atterrés au fur et à mesure. ("Il y a donc un fasho sur quatre ici" a observé mon fils, regardant la
rue d'un air sinistre.) Ma fille m'a appelée du Canada pour m'engueuler car, lorsque quelque chose ne va pas, c'
est forcément de ma faute... et soudain, on a entendu ta voix… Elle s'élevait lentement dans le silence de la nuit qui tombait, sous les arbres, elle surgissait là,bouleversée et se faisait l’écho de notre propre désarroi. J’ai alors haussélégèrement le son… puis de plus en plus fort, et des
gens qui passaient dans la rue, eux
aussi effondrés et silencieux, sesont rassemblés petit à petit devant le portail. Une petite foule qui obstruait la rue. Je leur ai
fait signe d'entrer et certains l'ont fait (j’ai une galerie d’art). Le silence régnait, total ; ta propreémotion a transcendé -et en un sens augmenté- la nôtre mais enfin on sesentait mieux -un peu-. Moins isolés. A la fin de ton discours, qui sonnait si vrai,si juste, pour une fois chez un “homme” politique, les gens ont applaudi. Spontanément. J'ai fait du café à tous. On a parlé ensuite jusque tard dans la nuit. Voilà.Magie de la radio, de la parole, de la souffrance et de la catharsis, tu étais ce soir là avec nous et nousétions avec toi. Bon, ce n'est pas le tout mais… N’oubliez pas l’Iran SVP! Cela existe AUSSI. Elles comptent sur nous (voir l'appel de Kobra sur le lien). Elles sont condamnées à mort pour... disons pour simplifier, pour rien, ou plutôt parce qu'elles sont femmes : lapidation (voir la vidéo si vous en avez le courage), pendaison (à une grue, d'où un étouffement lent) ou décapitation dans les cas les plus soft, lorsque des humanistes se sont penchés sur leur sort, c'est selon.Site “larrive.info”Hélène Brahic-Larrivé
Plus de résumés à propos de Olivier