Nous sommes en 2011. Nous vivons
encore sous la présidence de Mr Mohamed Hosni Moubarak, l'Egypte n'a jamais, de toute son histoire,connuune période de stabilité telle que la notre. Il
est des personnes qui prétendent que les réactions du citoyen égyptien face aux événements les plus anodins sont devenues remarquablement excessives... Jadis, une mère qui en avait assez de son rejeton qui fume dans les toilettes, lui criait: je vais m'arracher les cheveux, cette phrase estdésormais désuète. La mère crierait, je vais me
faire exploser. Comme je disais, la situation est devenue réellement plus stable depuis 2005, la vie s'écoule tranquillement en Égypte. Il n'y a plus rien qui provoque l'étonnement ou l'ire du peuple. La seule chose qui puisse encore susciter l'étonnement, c'est le jugement que portent les pays industrialisés sur notre compte, ils nous appellent les morts-
vivants. Je ne suis pas d'accord, nous sommes vivants, très vivants même, si je puis dire. Messieurs, nous sommesà l'ère de la
liberté, chaque citoyen a la liberté de faire ce qui lui plaît, au point qu'il existe dans chaque ville égyptienne est espace destiné à ceux qui désirent se faire exploser, la montagne du Moqatam au Caire, l'île de Nelson à Alexandrie. Bref, chaque ville dispose d'un endroit réservé à la pratique de liberté de se faire exploser, mais ceci malheureusement n'empêche pascertaines infractions, des gens qui se tirent dessus chez eux, qui sautent des balcons ou ceux qui fument la Cléopatra à outrance (journal Al Akhbar, janvier 2011). Ceci pourrait être une des prévisions optimistes (ces propos ne sont pas le fruit de mon imagination), ce sont eux qui disent que la personne qui s'est fait exploser à Khan Khalili a fait ainsi (par dépit, rien de plus) alors qu'adviendrait-il si la situation persistait encore six ans. Personne ne le sait.
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