Le son du
canon
D’une lointaine dérive, aux
cocotiers
Provient l’armée du salut, une
misère
Les murs peu épais, j’entends,
les cris
Les mains et les pleures, et plus rien
Sourd, aveugle, sans bâton,
action
Je freine, pour ne pas naître
chien
Je donne et toujours, ce refrain
Le son du canon, tout ses
crèvent la faim
Une
pièce dans la main, un litre
de vin
Pas de caresse, pas de
tendresse,
juste un
flot d’
ivresse perdu dans la nuit, d’une mémoire
absente
les feux des étoiles brillent,
les arbres crèvent
la fumée s’étiole, les
idées s’envolent
loin de cette grève, la mort,
elle, rigole
de toutes les frontières
meurtrières,
des souricières, d’une pièce,
d’une obole
des gens assis dans la rue, la peine au
cœur
sans papier, désespoir sans
retenu
l’âme d’une dame noire,
presque nu
Le son du canon, tout ses crèvent
la faim
Une pièce dans la main, un litre
de vin
Pas de caresse, pas de tendresse,
Juste un flot d’ivresse
Au soleil, où à l’ombre
des idées perçues
L’indifférence tu
Au soleil où à l’ombre
des idées reçues
L’intolérance tu
Et toi, tu tutoies, sans vergogne
Quand moi, je deviens un ivrogne
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