Le temps : c'
est le thème auquel s'est attelé Ph.Labro dans son dernier roman. Ici, le personnage principal n'est pas un homme courbé par le poids de l'existence, ni usé par les ravages des années. Ici, le personnage principal s'appelle Clara. Elle est jeune et a la
vie devant elle. Mais d'une certaine manière, elle est
déjà morte.
Clara est violoniste dans un orchestre de Lucerne. Sa carrière est assurée. Même prévisible. Et devenir soliste apparaît dorénavant comme un fantasme dont la chance de se réaliser appartient déjà au passé. A l'image de son travail, la vie de Clara est déjà réglée comme du papier à musique. Répétition, déjeuner, répétition. Tous les midis, elle s'isole sur un banc où elle avale un déjeuner plus que frugal. Orpheline, en totale autarcie, elle tente de se remettre de son premier échec amoureux, vague recherche du symbole paternel prématurément disparu.
Mais un jour, Franz fait irruption dans sa vie: têtu, raisonneur, surdoué et aussi solitaire
qu'elle. Complémentarité parfaite de l'un et de l'autre, il va la convaincre qu'il n'est jamais trop tard pour reconquérir ce que l'on n'a jamais vraiment perdu.Pourtant l'amour est impossible. Elle a 20 ans, il en a 12. Alors, elle part, elle va souffrir mais fera ce qu'il faut pour devenir soliste.
10 ans plus tard, Boston. Franz est là. Ils n'ont jamais pu s'oublier.
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