Dystopia... ou l’
horreur est humaine par Matheson-fils, génie prolifique de la nouvelle moderne dont cet ouvrage regroupe une soixantaine d’exemples magistraux.
Esprits ravagés, corps tourmentés, vies dévastées : génialissime exploration de l’
âme humaine, côté pile, l’excellence de ce muséum de l’horreur repose à la fois sur une écriture résolument moderne et affûtée, une maîtrise exceptionnelle de l’intrigue, une exposition puriste et impudique de tout ce que l’être humain peut contenir de plus vil, de plus noir et de plus tortueusement vicieux.
Un de ces
bouquins qui vous prend aux tripes et que vous avez toujours du mal à refermer si ce n’est en tentant de vous convaincre que si vous le finissez trop vite, vous le regretterez par la suite. Un de ces bouquins qui vous traite de lâche lorsque vous tenter d’échapper au dédale de ses pages sombres. Dystopia (contre-utopie), ou comment sonder l’insondable : introspection impitoyable.
L’
impression de vous
plonger dans une
anthologie de nouvelles classées « fantastique » terriblement réaliste. L’impression, parfois, -souvent- en arrivant au terme d’une nouvelle particulièrement macabre, d'achever en fait la lecture d’une coupure de presse américaine, rubrique « faits divers ». L’impression de se regarder dans un miroir fêlé qui ne vous renverrait que l’image de ce qu’il existe de plus sombre et de plus douloureux en vous, si profond cela soit-il caché.
Âme sensibles s’abstenir. Âmes tourmentées, s’y plonger. Âmes torturées, s’y noyer. Humanistes, tenez bon.
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