Après une crise de pessimisme qu'il traverse en 1880-1881, Zola décide d'écrire un roman optimiste tourné vers la puissance et la gaieté.
Après Pot-Bouille, Au
bonheur des
dames, onzième des vingt volumes des Rougon-Macquart, marque un tournant dans son œuvre.
L'histoire :
Le Second Empire vise à faire de Paris la capitale de la mode et du luxe. La ville se modernise. Les boutiques du Paris ancien laissent
place peu à peu aux grands magasins, dans le voisinage des boulevards et de la gare Saint-Lazare. La nouvelle architecture illustre l'évolution des goûts : on entre dans le royaume de l'illusion. Octave Mouret, directeur du Bonheur des Dames, se lance dans le
nouveau commerce. C'
est alors qu'il tombe amoureux de l'une de ses employée : Denise.
L'exploit du romancier est d'avoir transformé un épisode de notre histoire économique en aventure romanesque et en intrigue amoureuse, mais sans pour autant devier de son sujet.
L'auteur ne se contente plus de rejeter la société du second Empire, il glorifie les formes qui peuvent, selon lui, conduire à un monde meilleur : progrès, travail, amour de la
vie, goût du défi et de la domination.
Mélange du Bon Marché et du Louvre, Au bonheur des dames incarne, sur fond de révolution industrielle, le commerce moderne et l'essor du capitalisme. Monstre dévorant, le grand magasin occupe la première place dans ce roman, symbole du siècle nouveau et de la vie triomphante.
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