Si la civilisation grecque
est à l'origine de l'Illiade et de l'Odyssée, celle des Francs de la chanson de Roland, on doit au monde celtique la plus grande fresque de l'Occident : la saga du roi Arthur (dont la
Cour s'apparente à une cour européenne moyen-âgeuse malgré l'historicité du personnage, datée du Vème siècle) et des Chevaliers de la Table Ronde.
Personnage intemporel (ne doit-il pas revenir dans un avenir proche ou lointain pour sauver le
peuple Breton?) et magique, Arthur est le reflet magnifié et desespéré d'un peuple
vaincu. (les Bretons vaincu par les Saxons)
Que nous importe de savoir ce qui doit prévaloir de l'Histoire ou de la
légende, le mythe arthurien fait partie des deux et d'aucun à la fois.
Il est avant tout le fruit d'un
grand rêve collectif (dont l'Empire plantagenêt veut être la réalité), d'une unité impossible (culturellement, religieusement, et géographiquement) et, par lui, enfin réalisé. (la Table Ronde en est un puissant symbole)
C'est cette épopée arthurienne qui nous est ici conté par Jacques Boulenger, grand spécialiste de littérature médivale, qui a su donner à la légende une dimension moderne tout en lui conservant son sens mythique, initiatique et naif de merveilleux.
Une oeuvre majeure de la civilisation occidentale...
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