La démographie historique débute dans les années 1950 par des précurseurs dignes tels que le démographe Louis Henry et l'historien Pierre Goubert qui les premiers se sont penchés sur les registres paroissiaux et les ont exploités de façon systématique. Les états civils anciens sont ainsi devenus une mine d'informations sur la vie quotidienne et les actes fondamentaux : baptêmes, mariages et sépultures tenus par les curés de paroisse de la France d'Ancien Régime.
La brêche ainsi ouverte, aux chercheurs de s'y engouffrer. Et en même temps que la discipline de la démographie historique repoussait ses limites, elle participait à renouveler les disciplines voisines. Ont se pencha sur les facteurs d'explication des mouvements saisonniers des mariages, des conceptions prénuptiales, des considérations religieuses et culturelles...
Aujourd'hui est le temps des synthèses, nécessaires à la mesure du chemin parcouru, faire le point des acquis et prendre conscience des vides. Benoit Garnot dans cette centaine de pages à voulu faire ce point et ce petit livre, avec une connaissance quasi exhaustive de tout ce qui a été écrit sur le sujet, réussit un tour de force de présenter avec aisance et sureté la somme d'informations dispersées.
Dans une première partie nommée "le point sur le sujet", l'auteur étudie l'évolution et les structures de la population, la nuptialité, la natalité et la diffusion progressive des moyens de contraception, la mortalité et notamment celle, énorme, des enfants ainsi que la surmortalité en temps de crise.
La deuxième partie, quand à elle est intitulée "initiation à la recherche" et fournissant alors un guide sommaire mais très utile sur les techniques d'exploitation de l'état civil ancien, suivit d'un lexique et d'une bibliographie volontairement selective.
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