La part de maléfices devait être égale à celle de mon amour…Pour lui dire je t’aime, je l ai d’abord écris sur une feuille de rose et alors j ai du sécher l encre de ses yeux avec une poignée de graines de lin, juste frottée sur ses joues.
Comme éclairage, nous nous étions mis d’accord pour une simple bougie où grésillait encore un mélange de cire et d’éther…
Pas de champagne, elle n aimait pas ! Juste le jacuzzi pour pétiller…Pour le vin, ce serait le long des chemins, ou nos pieds déracinés s’emmêleraient. Nous coulerions alors des jours heureux…
Prête au sacrifice dans ma part de maléfices, je n’ai pu me résoudre à pleurer autre que mes larmes sur ce visage aimé…
Etre maléfique, j aurais écrit sur son visage des pleurs de sperme et sa langue fourrageuse aurait goûté le souffre de mes enfers…mais j’avais d’abord écrit dans une rose.
Reste une vraie poésie sans aucune rature.
Depuis j’ai vu des mots apparaîtrent et des phrases se commettrent. Pourquoi écrire dans le ciel, des messages aux teneurs amères, les nuages transportent toujours les échos, des voix blessées…Pourtant j ai laissé ta bouche tranquille, c’est la terre que j ai ensemencé…
L amour ne se transfigure pas en un masque de haine, sous peine de défigurer la délicatesse de son existence…Bien au contraire, on ne peut s’abaisser à comparer notre histoire à un simple maléfice…c’est intense, créatif et éternel…ramener la magie sur terre et l’enfermer dans un mot, alors je sais que le fils du vent devait reprendre sa vie…réduire la magie à une amertume et la brûler comme on crame une photo, alors je sais que le fils du vent est resté libre…
Que mon nom résonne comme un éclair, l orage rafraîchit d’abord l air…
Je suis si heureux d’avoir connu cette liberté là…un amour sans addiction.
Plus de critiques à propos de Malefice