Plusieurs médias, citant une source gouvernementale française ont annoncé son décès.
Dans un message parvenu à Ouestafnews et qui confirme le décès du
poète, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner,
affirme que "le message d'Aimé Césaire, c'est d'abord une invitation à
ne jamais succomber aux tentations du repli".
Né en 1913, l'ancien maire de Fort de France, était très
mal en point et était hospitalisé depuis une semaine. Son état de santé
avait d'ailleurs induit, la semaine dernière, plusieurs sources à
annoncer prématurément son décès avant de se raviser.
Compagnon de l'ancien président sénégalais Léopold Sédar
Senghor (le « frère fondamental », selon la formule de Césaire) il
avait fondé avec celui-ci le concept de « négritude », en compagnie
d'un autre écrivain, le Guyanais Léon Gontran Damas.
Aimé Césaire a acquis sa notoriété par la qualité de son
écriture, mais aussi et surtout par son infatigable combat pour la
cause des Noirs. Ceci à un moment où ceux-ci étaient à bien des égards
considérés comme des sous-hommes aussi bien, sur le continent africain
que sur ce que l'on appelle "l'outre-mer", les départements français
situés hors de l'hexagone dont il était originaire.
Aimé Césaire est aussi réputé pour son engagement et pour l'universalité de ses combats.
C'est un orfèvre de la langue française qu'il maniait à merveille, mais
avec laquelle il n'hésitait pas à prendre ses libertés, comme en
témoigne ses écrits.
Petit essai ou « pamphlet », mais à l'impact dévastateur
pour les thèses coloniales, son "Discours sur le Colonialisme", publié
en 1950 reste un classique dans les programmes de littérature enseignés
en Afrique noire francophone. Plus d'un demi-siècle après, l'ouvrage
reste un chef d'œuvre de la littérature francophone tout court.
Révolté "jusqu'à la moelle des os" comme il aurait pu écrire lui-même, il a été de tous les combats de la cause noire.
Tout récemment encore, alors qu'il était très âgé et affaibli, on l'a
une nouvelle fois entendu prendre position lorsque le débat sur les
supposés effets « positifs » de la colonisation a éclaté en France.
Dans un témoignage sur le site du magazine français
l'express, Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des
organisations noires de France (CRAN), qualifie Césaire d' « universel
» et de « révolté ».
« Si je devais définir brièvement Aimé Césaire, je
choisirais trois mots, nègre, universel et révolté», a dit le président
du CRAN affirmant que « Césaire a fait de la négritude un mouvement de
résistance ».
Plus de critiques à propos de http://www.ouestaf.com/combattant-de-la-negritude-,-aime-cesaire-est-m