La richesse dans la peau
Un article d''Andrei Adjamov publié sur Fergana.ru et repris par Courrier International
Le
karakul est un animal providentiel pour les bergers d''Ouzbékistan. L''animal, qui tient son nom du turc Kara Kul qui signifie Lac Noir, un lieu situé près de la ville de Boukhara et d''où sont originaires les premiers spécimens, est très prisé pour sa
fourrure.
Les agneaux karakul les plus faibles sont sacrifiés le jour de leur naissance afin de prélever leurs fines bouclettes brillantes qui donneront la précieuse fourrure. Passé quelques jours, ces boucles si précieuses se transforment en banales laines d''
agneau (qui serviront à fabriquer les fameux
tapis de Boukhara), d''oû la nécessité de sacrifier l''agneau au plus tôt.
Leurs carcasses sont entièrement exploitées: leur viande, tendre, est très prisée, leur sabot serve à produire de la colle et la présure de leur estomac sert à la fabrication de fromage ou en pharmacie.
Le commerce de la laine de karakul s''est développé avec la confection des chapkas et cols des militaires soviétiques dans cette fourrure, une tradition qu''a récemment remis au goût du jour le président Poutine.
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