Un
meurtre à priori banal, juste bon à alimenter la rubrique "faits divers". Un meurtre auquel les collègues de l’
inspecteur Erlendur ne voient pas de raison de ne pas appliquer la routine. Mais Erlendur va s’accrocher,
le message trouvé sur le corps lui faisant penser qu’ils ne sont pas en présence d’un meurtre comme ils en ont déjà tant vu. Il va s’accrocher et enquêter sur la
victime plutôt que de se contenter de rapprocher cette mort d’une agression commise le
même jour dans le même quartier... En enquêtant sur le passé de la victime, Erlendur va découvrir quelques vérités soigneusement oubliées... entre autres par la police elle-même.
Ne vous fiez pas à la quatrième de couverture (pas tout à fait conforme au roman), l’histoire pourrait être classique mais elle ne l’
est pas.
Elle ne l’est pas tout d’abord parce qu’elle se déroule en Islande mais réduire
La Cité des Jarres à un polar exotique serait réducteur.
Elle ne l’est pas par la nature de ses personnages principaux à commencer par l’inspecteur Erlendur Sveinsson. Tout au long du bouquin, il se débat avec sa vie privée, sa fille, et l’enquête qu’il mène selon son intuition et contre l’avis de ses collègues. Il prend des décisions que personne ne comprend, suit une piste beaucoup trop originale pour les autres.
Elle ne l’est pas car l’humour d’Indridason n’est pas celui que l’on croise à tous les coins de rue, au recto ou au verso de toutes les pages. De l’humour dans les échanges entre les trois enquêteurs tout d’abord, Erlendur, Sigurdur Oli et Elinborg. Et dans la distance qu’ils prennent avec leurs vies, leurs doutes.
Il y a un certain désespoir, personne ne peut échapper à son histoire personnelle, même avec toute la volonté du monde. On ne peut rien oublier, rien effacer. Tous les personnages doivent se coltiner leur passé. Impossible d’y échapper.
Vous l’aurez compris, il y a beaucoup chez Indridason. Beaucoup de choses qui font que c’est un auteur à découvrir.
Le quatrième de couverture Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un "truc bête et méchant" qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la "Cité des Jarres", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...
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