Film: Une
vieille maîtresse Réalisé par Catherine Breillat.
Avec : Asia Argento (La Malagaise Vellini), Fu’ad Aït Aattou (Ryno de Marigny), Roxane Mesquida (Hermangade), Yolande Moreau(Comtesse d’ Artelles), Michael Lonsdale (Vicomte de Prony), Anne Parillaud, Amira Casar, Nicholas Hawtrey, Sarah Pratt, Caroline Ducey. Claude Sarraute (
Marquise de Flers)
Sous la monarchie de Juillet, on était vieux très jeune. La Malagaise Vellini, la femme qu’évoque
le titre du
Film,venait de passer la trentaine. Elle vivait de la générosité de ses amants. Despuis des années, elle avait une liaison destructice avec Ryno de Marigny, un noble sans argent qui va épouser Hermangade, riche heritère placée sous le chaperonnage de sa grand-mère, la Marquise de Flers. Une bonne partie du
film est consacrée à la relation que Ryno fait à la marquise de sa liaison avec Vellini.Et c’est là que se trouve le meilleur du film.
Catherine Breillat a adapté l’oeuvre de Barbey d’Aurevill. La chroniqueuse de la guerre entre le désir des hommes et celui des femmes met ainsi en scène une histoire, dont la brutalité et la sensualité sont explorées par Breillat. Elle étudient les façons de se vouloir, de posséder et de faire souffrir, de ce temps-là.
La reconstitution historique est un art coûteux, et même si ce film a une belle apparence, il lui manque de grandes scènes qui auraient permis d’inscrire la Vellini et Ryno dans la foule aristocrate. On aurait aimé que la partie provinciale du film s’installe ailleurs que dans le sempiternel décor du Fort La Latte.
Catherine Breillat montre des ambivalences face à son matériau. Parfois, elle le prend à contre-pied. Alors que l’ècrivain « décrit les figures patriciennes de la Marquise de Flers et de son amie la Comtesse d’Artelles, la réalisatrice a confié à des interprètes qui tirent avec entrain les conversations de salon vers le commérage.Il faut l’entrée du Vicomte de Prony dans les intrigues qui préparent les noces d’Hermagande et Ryno pour que l’on sente enfin les quatre quartiers de noblesse », dit un des critiques du film qui ajoute : « La satisfaction que l’on tirera d’Une vieille maîtresse dépendra du crédit que l’on fera à Asia Argento qui trouve ici un rôle à la mesure d’un talent sans cesse plus complexe (...) Le jeune acteur débutant Fu’ad Aït Aatou se débat contre sa partenaire comme le personnage essaie en vain, d’échapper à sa maîtresse.
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