Normal
qu''''il y ait des loups dans les Alpes. On les protège et l''''on veille même sur leur santé. Mais quand une bête énorme se met à dévorer les moutons, la colère monte chez les paysans. Et quand l''''animal s''''en prend aux humains, il y a de la haine dans l''''air et de la légende au village. Loup-garou, y es-tu? Lawrence,
le Canadien protecteur de ces bêtes venues des Abruzzes, s''''inquiète. Et Camille aussi, avec ses regards coulés sur le beau Lawrence, avec ses blessures d''''amour à peine refermées à l''''égard du commissaire Adamsberg. Camille s''''
est installée dans la montagne pour oublier que la vie était moche. Là voilà bien vite rattrapée. Fred Vargas renoue avec son héroïne de L''''
homme aux cercles bleus et sa manière très particulière de jouer les enquêtrices qui ont le temps de leur côté. C''''est en entomologiste qu''''elle travaille. Un regard par-ci, un indice par-là. On s''''imprègne de l''''ambiance, on perçoit la complexité des situations, puis la tension monte en puissance. Tout comme l''''écriture qui, elle aussi, musarde pour mieux forcer le rythme au bon moment. Fred Vargas n''''est ni médecin légiste ni commissaire de police, mais archéologue. Et de ce métier méticuleux et réfléchi, elle a conservé cette manie de la précision tranquille et du doute historique. Un cocktail plutôt réussi lorsqu''''il s''''agit de roman policier.
Extrait Dès l''''aube, des petits groupes serrés s''''étaient formés sur la
place de Saint-Victor. Lawrence avait la veille au soir regagné en hâte le massif du Mercantour. Prêter main-forte, achever le contrôle de la meute, surveiller tous les abords, les défendre contre toute velléité d''''incursion. En
principe, la battue ne devait s''''étendre qu''''aux alentours de Saint-Victor. En principe, les chasseurs ne s''''aventureraient pas dans le Mercantour. En principe, on tablait sur une bête perdue de vue depuis l''''hiver, ou fraîche arrivée des Abruzzes. En principe, les loups des meutes du Parc seraient épargnés. Pour le moment. Mais il n''''y avait pas à se tromper sur l''''expression des visages, les yeux mi-clos, l''''attente silencieuse: c''''était la guerre. Les fusils rompus sur les avant-bras ou suspendus à l''''épaule, les
hommes tournaient crânement sur la place autour de la fontaine. On attendait les consignes de regroupement, plusieurs départs devant avoir lieu simultanément, depuis Saint-Martin, Puygiron, Thorailles, Beauval et Pierrefort. Les hommes de Saint-Victor, aux dernières nouvelles, devaient se joindre à ceux de Saint-Martin. OAS_AD(''''Position2''''); on error resume next p242837_FlashMode8=(IsObject(CreateObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.8")))
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