Dernier refuge du
poète en fin de parcours, l'hôpital soigne, héberge, nourrit un Paul Verlaine célèbre mais
malade.
Différents séjours dans différents établissements s'échelonnent sur une période de dix ans, les dix dernières années de sa vie.
Paul Verlaine souffre de diabète, d'alcoolisme, d'ulcères et de syphilis. Son état ne cesse de se détériorer. Sa mère meurt, plusieurs de ses amis aussi dont
Arthur Rimbaud. Ces décès
le laissent plus seul que jamais. Il se lie d'amitié avec deux protituées qui lui feront la vie dure et qui profiteront de lui en le volant des fruits de son travail de conférencier. Les trompettes de la renommée sonnent aux oreilles d'un
Paul Verlaine au bout du rouleau. Dans son cas, cette rançon de la gloire se fait onéreuse mais le poète ne se plaint pas. Il entreprend la rédaction de cet ouvrage autobiographique -
Mes hôpitaux - qui paraît en novembre 1891. Le poète a encore cinq années à vivre, ce seront les plus difficiles.
Mes hôpitaux ressemblent à une chronique, celle d'un homme malade mais lucide. De nombreux
noms surgissent de ces pages; des noms de poètes, d'écrivains, de musiciens, de médecins, de professeurs, de femmes et de monde issu de tous les milieux. Par son précieux témoignage,
Paul Verlaine perpétue leur souvenir jusqu'à nous. Personne d'autre n'a su faire mieux.
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