Nicolas Marin est stagiaire journaliste, envoyé depuis Lyon pour se former à
Paris auprès de Jean-Baptiste Oudinot qui travaille pour
Libération. Son arrivée à la gare ne passe pas inaperçue puisque
le conducteur de train ainsi qu’un jeune policier ont été descendus. La police enquête sur ces meurtres, ne sachant si la cible est Paul, plongé dans une enquête sur l’OAS ou le conducteur, qui a une activité syndicale très forte et milite plutôt pour le FLN.
Nicolas va interroger, chercher les liens qui pourraient unir ces deux victimes et remonter une quinzaine d’années plutôt dans une
période encore plus troublée.
Pierre Mazet nous entraîne dans le milieu des cheminots, à Paris en état de siège, car juste au moment du Putsch d’Alger.
Beaucoup de neutralité pour cette histoire, aucune prise de position, bien que l’un des personnages soit Maurice Papon, son passé n’est que suggéré puisqu’il est encore à cette période Préfet de Paris.
On y croise également Lucie Aubrac, qui continue à sa manière son combat.
Les événements sont évoqués, sans développements qui rendraient la lecture trop lourde mais par contre, poussent le lecteur à étudier d’un peu plus près cette période.
Une trame qui parait être assez simple mais qui conduit à d’autres pistes et maintient l’envie d’aller jusqu’au bout.
Le quatrième de couverture. Avril 1961. Le petit monde politique parisien s'agite dans tous les sens : les paras manœuvrés par les généraux d'Alger, vont sauter sur la capitale. Usant largement du transistor, le pouvoir gaulliste manipule avec maestria la droite et la gauche ; l'Algérie est au cœur du désordre. Les meurtres sporadiques de flics, les émeutes et autres règlements de comptes, suscitent un climat délétère dans tout Paris. Gare de Lyon, la motrice de Léon Marchand arrive enfin à son terminus. Elle s'immobilisera sans son conducteur: plusieurs détonations viennent de frapper le cheminot et l'inspecteur Dubreuil qui attendait à quai. Le double meurtre a-t-il un rapport avec les événements ? Maurice Papon, préfet de police, veut voir l'affaire résolue sans vagues : les membres du FLN et de l'OAS sont une cible de choix. Le divisionnaire Foucault, un ambitieux forcené, s'obstine dans cette piste. Nicolas Marin, stagiaire à Libé, va s'employer au contraire, à faire toute la lumière sur cette affaire qui dérange.
Polar historique au dénouement magistral ce cinquième meurtre de Pierre Mazet, n'a rien de conventionnel.
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