Car la
vie est partage, écartèlement entre chaque chose et son contraire : partie droite et partie gauche du
cerveau, ville et campagne, pauvres et riches, science et piété, courage et résignation... Profondément sensible au sentiment tragique de l’existence, Jean Métellus signe ici un manifeste pour la vie.
Dans cette nouvelle
saga haïtienne, Jean Métellus nous entraîne dans l’histoire de la famille Sénex , dont la vie foisonnante et complexe se partage entre extrêmes et contraintes.La vie haïtienne a toutes les complexités des sociétés humaines et elle y ajoute plus que d'autres la coloration des spontanéités. Jean Métellus nous entraîne dans ce nouveau roman chez la famille Senex. En ce milieu d'artisans, une femme se découvre artiste peintre de grand talent et accède à la célébrité. En adoptant une petite sauvageonne pour tenir compagnie à son fils unique, elle va bouleverser la vie de la famille. Car si la petite campagnarde semble s'adapter, elle ne sait pas réconcilier les deux moitiés de sa vie et est prise de folie. Voulant la sauver, c'est le fils qui est entraîné dans la chute : le voilà muet et paralytique... La guérison progressive de l'accidenté - qui a les vives perceptions des miraculés et leurs intuitions, leurs élans d'âme généreux - est un gage d'espoir. Au long des péripéties, on prend conscience que les drames naissent du manque d'entente entre le cerveau gauche et le cerveau droit, entre la ville et la campagne, entre les riches et les pauvres, la science et la piété, l'ambition et la modestie, le courage et la résignation...
Pittoresque, extravagante, foisonnante sont des qualificatifs qui sont adéquats à cette saga haïtienne.
Jean Métellus, à travers les injustices du sort et les maladresses des bonnes volontés, nous ouvre d'émouvantes perspectives : la nature est pleine de ressources, le pays peut revivre... Sur ces pages tragiques se lève la lumière des matins.
Plus de critiques à propos de La vie en partage