Nosocomiales, infections, infections contractées dans un établissement hospitalier, n’étant ni présentes ni en incubation lors de l’admission du malade.
SOURCE DE CONTAMINATION LORS D’une HOSPITALISATION
Les infections transmises par les
mains L’une des principales causes d’infection liée à une hospitalisation est la transmission aux patients de
germes présents sur les mains. Ces agents infectieux peuvent être véhiculés par les personnels de santé et provenir d’une première contamination provoquée par les soins à d’autres patients
OU par toute autre personne travaillant à l’hôpital. Tout
le personnel hospitalier est concerné, ainsi que les visiteurs et la famille, qui représentent aussi une population à
risque pour le patient. La quantité de germes présents sur les mains est plus importante au niveau des ongles et le risque de transmission augmente avec la durée des soins ou des actes de diagnostics. Le port de bagues, de montres et de bracelets par les soignants augmente le risque de transmission des germes.
Le contact avec des surfaces contaminées, telles que des poignées de portes, des brancards, des linges, sont autant de sources possibles de contamination des mains.
Les infections transmises par le matériel
Une autre cause d’infection nosocomiale est la transmission de germes pathogènes d’un patient à un autre par le biais d’instruments ou de dispositifs servant aux diagnostics ou aux soins. Si la totalité des instruments utilisés pour les interventions chirurgicales est stérile, certains autres gros dispositifs ne se prêtent pas à cette technique de stérilisation, et leur désinfection peut être insuffisante. C’est le cas par exemple des appareils de ventilation mécanique, des stéthoscopes ou des tensiomètres. La technique de la dialyse chez les patients atteints d’insuffisance rénale réunit plusieurs facteurs potentiellement contaminants : l’appareillage proprement dit, l’
eau et les liquides de dialyse.
Par ailleurs, la stérilisation elle-même des instruments peut être plus ou moins efficace. En effet, la stérilisation est une opération soumise à la loi des probabilités, qui ne peut pas garantir une absence totale et définitive de tous les germes pathogènes.
Les infections liées à l’
air et à l’eau
L’utilisation commune de l’air et de l’eau en milieu hospitalier est aussi à l’origine de nombreuses infections nosocomiales. L’air peut en effet véhiculer de nombreux microbes. Parmi les germes susceptibles d’être transmis par l’air, le virus de la grippe, certains champignons du genre
Aspergillus — particulièrement pathogènes chez les sujets immunodéprimés —, le staphylocoque doré et le streptocoque constituent les agents les plus fréquents de pathologies nosocomiales. Le risque majeur d’infection par l’air ambiant est l’inhalation par un patient d’un air expiré par un sujet porteur de germes pathogènes. La contamination des réseaux de distribution de l’eau à l’hôpital est une source potentielle de nombreuses maladies infectieuses, dont la légionellose est l’une des plus graves chez le sujet âgé.
PRÉVENTION
L’hygiène corporelle des soignants et des malades est la première mesure à respecter. L’efficacité du lavage des mains et des ongles a été établie dans de multiples circonstances. Les bactéries identifiées sur les mains du personnel soignant sont statistiquement plus souvent résistantes aux antibiotiques que celles identifiées sur les mains du personnel non soignant. Le port de blouses propres et de dispositifs à usage unique protégeant les chaussures ont prouvé leur efficacité. L’utilisation de gants a réduit d’un facteur cinq le risque de diarrhées contractées en milieu hospitalier. La désinfection des surfaces du corps à traiter doit être large et effectuée avec des solutions antibactériennes et antifongiques. Pour prévenir les épidémies de légionellose dans les établissements de soin, il est impératif de maîtriser la circulation d’eau sanitaire et de garantir une température de retour suffisante. La mise en place de filtres dans les réseaux de circulation d’air et d’eau font l’objet de circulaires de la part des autorités sanitaires. L’isolement en chambre individuelle des porteurs de germes sains connus limite la dissémination de germes multirésistants. Enfin, l’organisation de l’hôpital entre en ligne de compte, car la séparation du service d’accueil des urgences du secteur d’hospitalisation régulière est une mesure importante.
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