Une réunion de famille dans une jolie
maison bohème. C’est l’
anniversaire de Théo, 20 ans.
Autour de Moussia, la
mère poule qui veille d’un œil indulgent sur sa couvée, il y a Estelle, l’amour fou de Théo, les copains d’enfance : Marina, éternelle écorchée, Claude, frimeur flanqué d’une fiancée snob, et Niels, le frère dominateur… En haut, Nina, la grand-mère vit ses derniers instants. Niels offre à Théo un jeu de
société censé révéler les vraies pensées de chacun. Faut pas être grand clerc pour se douter que la partie va tourner au jeu de massacre.
Les révélations (inceste, secrets de famille, mensonges et trahisons) tombent comme des Scuds dans une
guerre que personne ne semble avoir voulue (quoique).
Alice Ferney, en virtuose de la mise en scène, a bâti son roman sur trois regards, dans des parties intitulées : « choses pensées », « choses dites », « choses rapportées ».
A cette savante construction, qui offre des moments de pure intelligence, on reprochera juste une certaine froideur. A trop décortiquer, on perd la fragilité qui sous-tend les relations de ce groupe aussi singulier qu’attachant.
Saga familiale « LES AUTRES », par Alice Ferney, 531 pages, Ed. Actes Sud.
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