Une motocyclette (on est en 1935) percute un arbre de la
campagne anglaise. Banal accident,
suicide camouflé, la police est sur les dents.
C’est que le pilote, aux multiples identités, est bien Lawrence, Lawrence d’Arabie.
Et, du 13 au 21 mai, le temps du livre et de la mort de Lawrence (retrouvé dans le coma), les frères d’Arvor nous plongent dans l’inconscient de la victime qui revoit ses « vies » - dont celle, en plein désert, en temps de
guerre.
Pas un
grain de sable pour enrayer une écriture envoûtante qui semble faire flotter les mots, comme un mirage.
« Disparaître » fait aussi disparaître toutes les images (souvent d’Epinal) qui collent au beau Lawrence. Et souvent se dévoile une autre vérité, celles des auteurs, l’
amour du désert, la
haine des paparazzis pour Patrick ou le goût de la
politique du Moyen-Orient pour Olivier.
Leur livre commence par « J’ai raté ma sortie », eh bien, eux, réussissent leur rentrée… littéraire !
Roman d’Oliver et Patrick Poivre d’Arvor, 531 pages, Gallimard.
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