Une exploratrice des sons voyage en terres inconnues
Bjork sort son nouvel album intitulé
« Volta » et partage son univers musical avec des musiciens d’autres cultures. Son
look inimitable contraste avec son expression artistique onirique et habitée.
La chanteuse islandaise exalte sa musique au travers de son vécu, dés son premier album il y a bientôt
14 ans qui a atteint
3 millions d’exemplaires vendus, son univers était clairement inscrit dans les ténèbres et l’angoisse. Aujourd’hui, elle en a probablement fini avec ce registre et s’occupe des plaies non plus existentielles mais de notre chère planète.
Ses nouvelles compositions s’articulent suivant un mélange de sonorités disparates. Au travers des différents titres de l’album, nous trouvons tour à tour des sons métalliques, saturés, saccadés voir même quelquefois parasités. Des moments de répits, des notes apaisantes viennent à lier des morceaux plus sauvages. Des interludes ponctuent de manière bizarre les
sillons musicaux . Une cacophonie engendrée par des sirènes de bateaux, des cris d’oiseaux, le bruit du vent etc… Une œuvre à part. Bjork s’impose comme une
artiste accompli s’ouvrant sur le monde , elle a fait appel à des artistes venus de divers horizons. Tel les deux percussionnistes, Chris Corsano et Brian Chipendale apportant une note underground ainsi que le producteur Timbaland quelque peu Hip Hop. Elle met en avant également des influences africaines inspirées du collectif Konono et du joueur de Kora malien Toumani Diabaté. Elle chante aussi avec la remarquable joueuse de luth chinoise Min Xiao-Fen, sur le titre
I see who are you (Je vois qui tu es) en utilisant toute sa gamme vocale.
Compagne du cinéaste et plasticien Matthew Barney, accro à l’art contemporain.
Bjork n’a pas hésité à s’entourer du
Français Michel Ocelot (
Kirikou, Asur et Asmar ) afin qu’il réalise le clip de
Earth Intruders , le titre majeur de l’album de façon contemporaine, sauvage et instinctive. Comme si Bork n’avait de cesse de créer afin de faire passer toujours plus d’émotions inexplorées en gardant une liberté de ton intacte.
Portrait d’une chanteuse atypique
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